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Chanson Nouvelle des principaulx seigneurs et gentilzhomes comandans la Larmee des Estatz des pays bas, et Princes
Monsieur Le conte de Lalaing general de ladicte armee
Puis qu’on doibt pour sa patrie Exposer en tout endroit Son corps son bien, et sa vie & maintenir son bon droict pour sa querelle dung feruent zeele Larme menneraij Et ce voijaige contre la raige des xx autres je feraij
Monsieur le Viconte de Gand [=Robert de Melun]
Sij le veulle [?] de Jehan d’autrice est de nous rendre a riens et metre [?] du tout en frice Le paijs et notre [?] bien Je delibere [?] a sa collere constamment m’opposer contre ses armes mes hommes darmes et ma vie exposer
Monsieur de Goignies [=Antoine de Goignies, bevelhebber Staatse leger]
Sy jay hasarde ma vie en batailles plusieurs fois je ne permects encoire l’envije destre aulx marchanx arrois contre Lunicque main hispanicque en ordre je tiendraij toutte larmee et animee au combat je Rendraij
Monsieur de la Motte [=Valentin de Pardieu]
Sij fault allier a la plaine ou bien battre quelque mur Saisir la Jehan de Haultaine a Luxembourg et Namur En batterie Lartillerie on me voira bracguer comme une tonnere en ceste guere murailles desflancquer
Monsieur le Conte dEgmont [=Filips, liep over naar Spaanse kamp; 1580-1585 gevangen door Staatse leger]
Celluy quy dict que notre guerre est la guerre des enffans Bien qui soit de notre terre na ses dessaings que mefihans mais ma jeunesse avecq prouesse les contraindra mentir et de l Injure ce gros perjure se viendra repentir
Monsieur le conte de Boussu [=Maximilien de Hénin-Liétard (de Bossu) eerst Spaansgezind, na 1573 koos kant Willem van Oranje]
Voyant les injures grandes de nos ennemis pervers avecq mes vielles bandes auront assaulx divers harquebusades et nous guetades [musquetades?] poinct ne leur s’effauldront et esquarmouches plus dou que mouches par terre tomberont
Monsieur le conte de la Marche
Je suis conte de la Marche et le seigneur de Lumay quy contre les espagnols marche dung coeur du tout allume Sy en campagne les gens d’Espagne ung cour trouver je puis ceste canaille sentira quy je suis
Monsieur de Montigny coulonnel
Quoy que gronde ou quoy que die ce vieu dragon arrange je veulx dune main hardie mes soldats encourager memes en place devant sa face le premier au combat et a la teste luy faire feste dung bien plaisant esbat
Monsieur de Cappres Coulonnel [=Oudard de Bournonville, kolonel regiment Walen, bleef de Spaanse koning trouw]
Je suis le seigneur de Cappres quy conduit artisans soldats au combat bien aspre contre don Jehan et les siens ha [?] sa maraunes venez gros aunes venez venez aulx mains pour vous apprendre a compte rendre de vos faicts inhumaines
Monsieur de Heze Coulonnel [=Willem van Horne, ondertekenaar Unie van Brussel 1577; onthoofd wegens hoogverraad]
Sy jay volu dens Bruxelles faire preuve de ma foij rompant les forces coulonnelles dune tirannicque loij dung coeur bien ferme sans fin ne terme tout le temps que vinraij [?] pour la patrie sans que varie dedans moy garderaij
Monsieur de Champaigneij [=Frederic Perrenot, 1571 gouverneur Antwerpen; na 1558 woordvoerder namens de Spaanse koning]
O combien est Lame Innicque de ceulx quy a leur paijs par une saincte practicque se declairent ennemis Leur Injustice plaine de vice Leternel punira et la querelle du cour fidelle au pays sustiendra
Monsieur de Bours [= Pontus de Noyelles]
Don Jehan pensoit que je fusse bien facil a desespuoir et quant au besoing je volusse m’oublier de mon debvoir tout le contraire de son affaire Il at [?] vue en Anvers et sa fallace [?] quoy que menace ira tout a l’envers
Les Estats
Quij eust jamais voulu croire que si grand mechancete au dain [?] de ce territoire don Jehan se fust arreste ha meschante ame toutte la trame de son faict en faulx coeur donne a cognoistre que ne puisse estre le fief [filz?] de LEmpereur
La Patrie
Jay sentij la felonnie du duc dalve le tiran don Loys par sa manije a sustenu le marran mais Jehan daustrice n’at este vice a les faire seconder voir en son ame plus grand diffame je faisoit abbonder
Les capitaines de L’armee
Avecq ung ardant couraige nous mennerons nos soldats contre ceulx quy par oultraige nous irritent au combat durant leur vie plus grand foulie Ils n’ont faict nij comis que de se rendre en telle esclandre sy fort noz ennemiz
Les soldats
Don Jehan pense que nous sommes de Solliman les vassaulx je voira bien daultres hommes pour repousser les assaulx ces grandes audaces et ses menaces fault tirer aultre part sur la turquie par Italie Il ij a plus de hasart
Monsieur Le Prince doranges
Sy le temps vous fault apprendre lorgueil du fin espagnol ne vous laisse pas surprendre a sa malice et son doeul aulx forces siennes touttes les miennes ma main opposera Et la hollande Avecq zeelande a votre ayde sera
La susdite [?] chanson se chante sur la voix d’ungne Allemande vielle de france
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Chanson Nouvelle des principaulx seigneurs et gentilzhomes comandans la Larmee des Estatz des pays bas
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[1577-1578 ca]
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